Réduction mammaire

La plastie de réduction mammaire vise à alléger le volume des seins trop gros, causé par un excès de glande mammaire accompagné ou non d'un excès graisseux.
L'hypertrophie mammaire est une malformation fréquente qui peut apparaître dès la période pubertaire ou être secondaire à une ou des grossesses, au processus naturel de vieillissement, à la prise et à la variation de poids. L'hypertrophie mammaire est fréquemment associée à un affaissement des seins (ptôse mammaire) et parfois à un certain degré d’asymétrie.

PRINCIPES

L’intervention réalise l’ablation du tissu mammaire en excès. Ce volume mammaire résiduel est ascensionné, concentré et remodelé.

Il faut ensuite adapter l’enveloppe cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès de manière à assurer une bonne tenue et un bon galbe aux nouveaux seins. Les berges de la peau ainsi découpées sont alors suturées : ces sutures sont à l’origine des cicatrices.

Souvent ces cicatrices ont la forme d’un T inversé. La longueur de la cicatrice horizontale est proportionnelle à l’importance de l’hypertrophie et de la ptose.

Parfois, notamment lorsque l’hypertrophie et la ptose sont modérées, on peut réaliser une méthode dite « verticale » qui permet de supprimer la cicatrice transversale.

Une plastie mammaire pour hypertrophie peut être effectuée à partir de la fin de la croissance et au-delà, pendant toute la durée de la vie.

Une grossesse ultérieure est bien évidemment possible ainsi qu’un allaitement, mais on conseille d’attendre au moins six mois après l’intervention.

Le risque de survenue d’un cancer n’est pas augmenté par cette intervention. Il serait même légèrement réduit.

 Avant l'intervention

Outre les examens préopératoires habituels, un bilan radiologique du sein est prescrit (mammographie, échographie).

L’arrêt d’une éventuelle contraception orale peut être requis, notamment en cas de facteur de risques associés (obésité, mauvais état veineux, trouble de la coagulation).

Anesthésie et hospistalisation

Il s’agit d’une anesthésie générale et une hospitalisation de un à trois jours est habituellement nécessaire.

Après l'intervention

Les suites opératoires sont en général peu douloureuses, ne nécessitant que des antalgiques simples.

Un gonflement (œdème) et des ecchymoses (bleus) des seins, ainsi qu’une gêne à l’élévation des bras sont fréquemment observés.

Le premier pansement est retiré au bout de 48 heures et remplacé par un pansement plus léger, réalisant une sorte de bustier élastique confectionné sur mesure.

La sortie a lieu un à trois jours après l’intervention, puis la patiente est ensuite revue en consultation en post-opératoire.

On met alors en place un soutien-gorge assurant une bonne contention.

Le port de ce soutien-gorge est conseillé pendant environ un mois, au décours de l’intervention.

Les fils de suture, s’ils ne sont pas résorbables, sont retirés entre le huitième et le vingtième jour après l’intervention.

Il convient d’envisager une convalescence et un arrêt de travail d’une durée de 8 à 21 jours.

On conseille d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive.

Le résultat

Il ne peut être jugé qu’à partir d’un an après l’intervention : la poitrine a alors le plus souvent un galbe harmonieux, symétrique ou très proche de la symétrie, et naturel.

La cicatrisation

Le résultat de la cicatrisation est propre à chaque personne, cependant afin d'améliorer le résultat final de la cicatrice, nous utilisons le laser UrgoTouch

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Cette fiche informative n'a pas pour vocation de remplacer une consultation.
Pour plus d'information sur ces techniques ou les solutions adaptées à votre cas,
n’hésitez pas à contacter le Dr Jean Philippe Pradier