Cruroplastie – Lifting de cuisses

La peau de l’intérieur des cuisses est fine et ses fibres élastiques fragiles. Elle est donc rapidement dégradée par le vieillissement naturel ou par les variations pondérales.

Cette dégradation est souvent mal vécue et la demande de réparation est donc forte.

Au problème de l’excès de peau s’associe souvent le problème d’un excès de graisse localisé à ce niveau. L’augmentation de son volume peut devenir gênant à la marche à cause du frottement.

L’intervention a alors pour but de réduire l’infiltration graisseuse par une lipoaspiration, mais aussi de supprimer l’excédent cutané et de suspendre solidement la peau restante afin de la retendre efficacement.

Avant l’intervention

Un examen clinique minutieux permettra de définir le type d’intervention le plus approprié à votre cas (choix de l’incision, opportunité ou non d’une lipoaspiration associée…). Une information précise du déroulement de l’intervention, des suites et du résultat prévisible sera faite lors de la première consultation. Notamment, l’emplacement de la cicatrice résiduelle vous sera bien exposé.

La consultation est très importante car elle permet au chirurgien de préciser quels sont les désirs exacts de la patiente et surtout ce qu’elle est capable d’accepter comme cicatrice. En effet, un même cas peut-être traité par 2 opérations différentes.
L’arrêt du tabac est très vivement recommandé au moins un mois avant et un mois après l’intervention.

L’arrêt d’une éventuelle contraception orale peut être requis, notamment en cas de facteur de risques associés Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.

Type d’anesthésie et modalité d’hospitalisation

Le lifting de la face interne des cuisses peut être réalisé sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intra-veineuse (anesthésie « vigile »).

Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une discussion entre vous, le chirurgien et l’anesthésiste.

La durée d’hospitalisation sera en moyenne de 1 à 3 jours selon les cas.

L’intervention

Les techniques modernes sont moins agressives. Elles respectent beaucoup mieux l’architecture des tissus et notamment les vaisseaux lymphatiques et sanguins. Ceci permet de diminuer le taux de complications. La quasi

De l’examen de la peau découle 3 types d’opération :

Technique horizontale pure : On l’utilise lorsque l’excès en longueur est prédominant. Il se traite en tirant la peau vers le haut « comme on remonte un pantalon ». La cicatrice part du pli de l’aine. Elle se prolonge ensuite dans le sillon entre le périnée et le haut de la face interne de la cuisse, et se poursuit en arrière jusqu’au pli fessier où elle se termine.

Technique verticale pure : L’excès en largeur est prédominant et se traite « comme on rétrécit un pantalon ». La cicatrice verticale est située le long de l’intérieur de la cuisse. Elle est plus ou moins longue (et donc plus ou moins visible) suivant l’importance de l’excès de peau.

Technique mixte : les deux techniques sont souvent associées lorsqu’il y a présence des deux excès de peau. On obtient ainsi une cicatrice en L inversée ou en T.

Après l’intervention : les suites opératoires

La sortie pourra intervenir en règle générale le lendemain ou le surlendemain de l’intervention.

Dans les suites opératoires, des ecchymoses (bleus) et un oedème (gonflement) peuvent apparaître. Ils régresseront pour l’essentiel dans les 10 à 20 jours suivant l’intervention.

Les douleurs sont en règle générale supportables, avec un traitement adapté, à type de courbatures, de tiraillements ou d’élancements.

Dans tous les cas, il s’agit d’une chirurgie un peu invalidante car il y a gêne à la marche simplement à cause de la topographie des zones opérées.

Elle ne doit pas être exposée au soleil ni aux UV avant 3 mois.

Le résultat

Il n’est apprécié qu’à partir d’un délai de 6 à 12 mois après l’in­tervention. Il convient en effet, d’avoir la patience d’attendre le temps nécessaire à l’atténuation de la cicatrice.

On observe, le plus souvent, une bonne correction de l’infiltra­tion graisseuse et du relâchement de la peau, ce qui améliore sensiblement la morphologie de la cuisse.

Les cicatrices sont habituellement assez discrètes, d’autant qu’elles sont en grande partie cachées dans un pli naturel et dissimulables par des sous-vêtements.

La cicatrisation

Le résultat de la cicatrisation est propre à chaque personne, cependant afin d'améliorer le résultat final de la cicatrice, nous utilisons le laser UrgoTouch

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Cette fiche informative n'a pas pour vocation de remplacer une consultation.
Pour plus d'information sur ces techniques ou les solutions adaptées à votre cas,
n’hésitez pas à contacter le Dr Jean Philippe Pradier